PHILO: Faut-il aimer la vérité ?

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Faut-il aimer la vérité ?

« La vérité sort de la bouche des enfants » affirme le célèbre dicton, comme si la vérité surgissait spontanément et sans contrainte, comme si elle était synonyme d’évidence et de simplicité. Pourtant un autre proverbe déclare que « la vérité blesse », laissant penser que la vérité peut être redoutée, si bien que l’homme la fuirait. Faut-il aimer la vérité ? C’est-à-dire, avons-nous un devoir non seulement d’aller à sa recherche quand elle n’est pas innée, mais aussi et surtout de l’apprécier une fois connue. Cela supposerait que l’on s’attache à la vérité, que l’on noue une relation agréable et plaisante avec elle. Mais, dans la mesure où l’amour relève de l’individu, de sa subjectivité, et ne se commande pas, ce sentiment paraît incompatible avec l’idée de forcer à aimer. Si l’on contraint à aimer, on risque de provoquer l’effet inverse, cad de susciter un rejet, une détestation. De plus, si je suis forcé d’aimer la vérité, cela suppose que la vérité n’était pas en elle-même aimable, qu’elle n’a pas su m’inspirer seule ce sentiment d’affection : ce serait faire l’hypothèse d’une vérité par nature antipathique. Or, si la vérité est cette connaissance sûre, absolue, partageable, qui permet aux hommes d’accroitre leurs connaissances et leurs progrès, elle paraît en soi aimable et il semblerait logique de l’aimer. Dès (...)

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