PHILO: L’art peut-il se passer de règles?

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L’art peut-il se passer de règles ?

Lorsque Marcel Duchamp expose sa désormais célèbre « fontaine », titre d’œuvre qui désigne un urinoir assez conventionnel et sans spécificité apparente, il soulève une série d’indignations, récolte des critiques et est accusé de se moquer de l’art. Pourtant sa fontaine est bel et bien exposée ; des gens se rendent au musée pour l’admirer, preuve qu’en allant contre les règles usuelles des Beaux-Arts, Duchamp a su s’imposer. C’est pourquoi il est légitime de se demander si l’art peut se passer de règles.

L’art, Ars en latin qui traduit le mot grec techné, « savoir faire », ne doit pas seulement être entendu dans le sens de « beaux-arts » : il ne faut pas oublier l’art de l’artisan, la maitrise technique, c’est-à-dire un ensemble de règles à respecter. Il est clair cependant que les beaux arts n’ont pas la même finalité puisqu’ils cherchent le beau, l’agréable et non l’utile. Ils ne produisent pas des œuvres qui se consomment. Le verbe « pouvoir » quant à lui exprime aussi bien la capacité, le savoir que la possibilité, dans les circonstances ainsi que la légitimité, l’autorisation. L’expression « se passer » renvoie vers un coté privatif : il marque une volonté de mise à l’épreuve, une démarche qui peut aussi bien être positive que négative (tout dépend si la privation est nuisible). On peut aussi l’interpréter comme un refus : une barrière que l’on se met à soi-même. Le verbe possède aussi une nuance de test, signifiant « vivre sans » dans le sens de prouver l’inutilité, la non nécessité d’une chose. Enfin, il faut entendre

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